GALERIE BERNARD BOUCHE
CARLO GUAITA
PETER JOSEPH
MICHELE ZAZA
BALTHAZAR BURKHARD
Carlo Guaita  Paesaggi 2015. Encre sur photocopies sur texte imprimé. Diptyque. 2 x  29 x 41 cm

Carlo Guaita  Paesaggi 2015. Encre sur photocopies sur texte imprimé. Diptyque. 2 x  29 x 41 cm
BALTHAZAR BURKHARD
(Berne, 1944 - 2010) 
Après des débuts comme photographe chargé de la documentation à la Kunsthalle de Berne du temps de Harald Szeemann, il se fait connaître au début des années 1970 en présentant des séries de grand format. Sa photographie est singulière et atypique à bien des égards. En effet, ses images se caractérisent par une extrême précision, une finesse sensuelle des tirages où se décline l’infini des valeurs du noir et blanc ; la maîtrise de la lumière exaltant souvent la surface et la texture du motif par des éclairages obliques. 


CARLO GUAITA
(Palermo, 1954)  
Carlo Guaita travaille la peinture sur les matériaux les plus simples possible et sur lesquels, parfois, il introduit des textes d’auteurs naturalistes anciens. Ce sont les tables de l’iconographie des Lumières dont les racines se trouvent dans les livres de l’encyclopédie du XVIIIème à nos jours. Éléments d’une table, ou phrases sur lesquelles l’huile ou l’encre se superposent, elles sont distinctes et unies en même temps. On perçoit leur stratification.


PETER JOSEPH
(London, 1929) 
Connu pour ses toiles bicolores, avec des nuances soigneusement considérées, Peter Joseph a introduit dans ses travaux récents un changement dans l’improvisation de la composition : intrinsèquement « résultant de l’expérience », où la touche devient à la fois dynamique et lâche, laissant en de nombreux endroits des zones non peintes, créant ainsi un nouvel espace, une émotion. Il émane de ses œuvres une liberté, une fraîcheur et une vitalité remarquables.  


MICHEL ZAZA
(Molfetta, 1948) 
Michel Zaza est une figure aussi singulière que forte de la scène artistique européenne des années 1970. Aux marges de l’art corporel, il y apporte une dimension métaphysique. Michele Zaza recourt principalement à la photographie, ou à l'installation. Sa première œuvre, un portefeuille de cinq planches en noir et blanc, « Simulazione d’incendio », documentait diverses actions réalisées dans sa cité de Molfetta entre le 24 décembre 1970 et le 10 janvier 1971, autour de l’heure de midi, dans l’intention de simuler un incendie propre à déranger les tranquilles habitudes dominicales. Mais dès ses premières expositions personnelles, son matériau prend corps, singulier, éminemment personnel. Ce matériau, les éléments de son vocabulaire, sont ses parents mis très simplement en scène, au visage souvent peint, associés à quelques accessoires, tels que le pain, l’ouate, l’horloge, l’assiette, l’ampoule électrique et beaucoup lui-même, «photographiant son corps comme il n’est pas».  Michele Zaza suggère que c’est son histoire des origines, inventée avec un certain esprit de révolte contre l’homologation universelle : « L’esprit de rébellion est un hommage que l’homme se rend à soi-même ». Il ne cesse ainsi d’interroger l’archétype et l’individu, de souligner le primat de l’identité et de la vérité; la quête est d’ordre philosophique, elle est visuelle, esthétique, pour l’artiste, montrant que « seul l’art peut substituer l’apparence à l’intériorité».